KHAWATER : Hommage a Feu Mr Azdi_1

Sur proposition de notre ami Fareseddine Tarik, nous inaugurons aujourd'hui une série de "Khawatir", a chacun sa plume, a chacun son inspiration, a vous de trouver la voie et de la partager avec vos amis de cette Association, dont le but est justement de rassembler, réunir, aider dans la mesure de ses possibilités ses membres qui en auraient besoin, et aussi renforcer les liens d'amitié entre Ex_LMR. Créer un réseau amical et fondamental. N'hésitez pas a y participer. C'est simple visitez notre siteweb "solidaritelmr.com" et envoyez nous par mail vos textes, vos propositions, vos photos ou vidéos. A vous d'agir, a nous de mettre cela en phase. Aujourdh'ui c'est un hommage appuyé a Feu Capitaine Azdi, que Dieu l'ait en sa sainte miséricorde.  Merci a tous

 

 

Hommage à M. Azdi (RIP)

 

Avant toute chose, il est important de préciser que cet

hommage est beaucoup plus une autocritique qu’un hommage, mais à bien y

regarder, il reste un hommage, appuyé, à une personne qui a marqué plus d’une

génération. Liberté est accordée quant à l’appréciation de l’empreinte laissée

chez les uns et les autres, mais force est d’avouer que trace a été laissée, et

que trace a influencé, et finalement trace est là.

Serait-ce la seule et unique personne à avoir marqué son

passage sur les ex-LMR ? Absolument pas, car chacun a contribué à la

conception architecturale de ce que sont ces générations aujourd’hui. Qui peut

le moins, peut le plus. Ne dit-on pas ça ?

 

M. Azdi, qu’il repose en paix, a de toute évidence été de

ces personnes. Comment ? Pourquoi ? Quand ? Avec quoi ? Et

pour QUI ? En voila bien des interrogations auxquelles il va falloir

répondre pour justifier, un tant soit peu, le bien fondé de cette affirmation. Maintenant

que les questions auxquelles il va falloir trouver des réponses ont été posées,

quel ordre privilégier pour que rationalité, logique, raison et passion

puissent évoluer dans une harmonie, un équilibre et une cohérence qui

respectent à la fois l’histoire et la mémoire.

 

La logique chronologique voudrait que l’on commence par

chercher des réponses au Quand. Loin de moi l’idée de situer l’individu uniquement

sur le plan temporel mais il n’est que pure logique de définir la période

durant laquelle son influence et sa présence ont été marquantes pour en faire

un personnage hors du commun dans la vie de nombreux énergumènes de notre

espèce. Je reviendrai plus tard sur mon lexique, qui n’est nullement fortuit à

ce stade, car nous étions bel et bien des énergumènes et c’est à nous que

s’adresse la question pour QUI.

 

Je reviens alors à Quand. Personnellement, quoique je ne me

limiterais pas uniquement à ma petite et insignifiante tranche d’histoire et de

mémoire, j’ai eu le privilège, l’honneur et très souvent la fâcheuse manie de

subir les foudres de Feu M. Azdi. Quand j’ai intégré le LMR, le Maroc vivait

une époque de dualité qui n’était pas porteuse de plus d’espoir qu’elle n’en

laissait apparaitre. Partagé entre deux cultures, deux philosophies sociétales

et des courants plus qu’opposés, M. Azdi, avec les moyens dont il était pourvu,

n’avait aucun autre moyen d’interagir avec nous que ce que lui offraient son

éducation, sa formation et son environnement. Or l’environnement d’alors au LMR

n’avait rien de commun. Trempé de pensée cartésienne, complètement en dehors

des réalités marocaines de l’époque, imbu de certains principes de liberté et

d’égalité, qui étaient totalement absentes dans le milieu confiné dans lequel

nous vivions, le LMR était un champ de batailles, de pertes et de conquêtes, de

conquêtes et pertes entre deux modes de pensée et de voir le monde. Quelque

part, nous fonctionnions à l’Occidental, dans un monde régi à l’Oriental, voire

au médiéval. La faute à qui tu me diras ? Là n’est pas la question.

 

Nos esprits, auxquels qui on instillait une éducation et une

culture modernes et modernistes, étaient confrontés constamment à une inertie

de la part d’un environnement qui ne nous comprenait pas autant que nous on le

comprenait pas. A ce propos, je voudrais ouvrir une autre petite

parenthèse : qu’aurait été notre passage au LMR si l’encadrement avait été

différent ? Là aussi n’est pas la question. C’était quelque part, par je

ne sais quelle alchimie, que M. Azdi nous faisait revenir à la réalité.

D’ailleurs, il fut un temps, où dans notre campus, ne circulaient que trois enseignants

capables d’aligner plus de deux phrases en arabe. Nous étions des orientaux qui

parlions comme des occidentaux, réfléchissions comme des occidentaux, agissions

comme des occidentaux, réagissions comme des occidentaux, bref étions étrangers

aux yeux de nos propres compatriotes, et encore plus aux yeux de M. Azdi. Confidence

pour confidence, le Maroc réel avait quelque chose d’étranger à nos yeux

également, mais c’était parce qu’on ne le connaissait qu’à travers notre petite

vision édulcorée.

 

Par contre, M. Azdi le connaissait. Il le connaissait même

plus que certains, car à chaque fois, il nous réveillait, nous secouait pour

qu’on ouvre un peu plus nos yeux de rêveurs, de gâtés et de malappris.

J’imagine, après le recul, qu’il a du en avoir des migraines, car à cette

époque, nous n’étions pas des tendres. Oh non, loin de là. Des

énergumènes ? Certainement, quoique que le mot est réellement trop faible

pour nous décrire de manière objective et neutre. Des monstres serait le mot

approprié.

 

En moyenne, 660 élèves par promotion…. (a suivre)

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Commentaires : 12
  • #1

    Mme Amale Cherradi (lundi, 07 avril 2014 14:01)

    J'ai aimé l'article sur feu M. Azdi, merci. Mais j'aurais bien aimé trouver certaines informations biographiques: Date de naissance, lieu, études, grade, état civil ( enfants..), parcours...
    Merci À+

  • #2

    Youssef Khatib Mle : 1432 (mardi, 08 avril 2014 13:01)

    Il y a une dizaine d'années , un dimanche , j'ai été agréalablement surpris de recevoir la visite de feu Colonel Azdi à mon domicile à Casa .
    Sachant que j'ai quitté le 1LMR en 1982 et que cette visite de Mr Azdi a eu lieu en 2004 soit 22 ans après sans l'avoir jamais croisé ailleurs je trouve ce geste exceptionnel chargé de sentiments et de valeurs que ne peuvent se partager beaucoup de personnes .
    C'est là justement où réside la force qui peut lier tous les EX-LMR et que nous devons tous exploiter .
    Amicalement
    YOUSSEF KHATIB
    De 1975/76 à 1981/82
    Matricule : 1432
    Portable : 06 61 13 86 60
    Mail : y.khatib64@gmail.com

  • #3

    laassel Mle 623 prom.77 (jeudi, 10 avril 2014 19:56)

    bravo pour cette article et surtout l'objectivité de l'analyse.
    La façon d'agir de feu Colonel AZDI faisait de lui presque le premier homme du lycée ;on se rappellera tjrs de son passage dans les rangs pour repérer les quelques touffes de cheveux qu'on a jalousement conservé avant un départ en vacances et de sa fameuse réplique meurtrière"COIFFEUR ".Que Dieu l'ait en sa sainte miséricorde.

  • #4

    Tarik Farés-Eddine (samedi, 12 avril 2014 19:58)

    Bonsoir Madame, bonsoir tout le monde
    J'apprécie vos remarques et commentaires. Je pense que c'est une modeste contribution pour rendre hommage à une personne qui a joué un rôle central dans notre vie.
    Pour les infos biographiques, je n'ai aucune idée où il est possible de les avoir, LMR, famille, anciens??
    Ca serait un plaisir de situer l'individu dans l'histoire.
    A +

  • #5

    Mus (mercredi, 30 avril 2014 00:17)

    Je suis le frère ainé de l'énergumène qui écrit à propos de feu azdi
    feu azdi tatouannais de souche en Principe à fait son cursus d'officier en Irak arabisant comme le colonel Mechbal il avait un gosse au LMR et je sais qu'il a une fille ( superbe au demeurant) âgée d'environ 40 ans. Son fils peut nous contacter à travers ses collègues anciens excusez le manque de ponctuation je n'ai pas le temps de faire des corrections conséquentes avec mon tél. Mais continue quand même Tarko

  • #6

    Araoua errachid (mercredi, 14 janvier 2015 19:51)

    la mort a ce cote irreel et intemporel ou.des son annonce,les souvenirs ,meme enfouis des decennies durant,ressurgissent,en de bousculant les uns les autres comme pour vouloir mieux valoriser le disparu.Le colonel AZDI etait l archetype du conscienceux sans
    sombrer dans le zele,du donneur de lecons
    sans etre un cerbere.
    Qu il repose en paix.(Araoua-Errachid)

  • #7

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